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RAFAL Actu
Juin 2016
Bulletin d’information du Réseau africain francophone sur les armes légères, la prévention des conflits et la construction de la paix
Chers lecteurs, chers membres du RAFAL,
 
Cinq mois se sont écoulés depuis notre dernier bulletin. Ce RAFAL Actu contient donc un grand nombre de publications, datées de janvier à fin mai 2016. D'autres thématiques susceptibles de vous intéresser se trouvent également sur le site du GRIP.

N'hésitez donc pas à consulter les sites du Réseau Rafal et du GRIP.

Merci de continuer à nous informer des activités et actualités concernant votre groupe et son environnement. 

Cordialement, 
 
L’équipe du GRIP
 

ACTIVITÉS DES MEMBRES 
Nord-Kivu : la violence armée ne faiblit pas

L'association "Actions des chrétiens pour la promotion de la paix et du développement" (ACPD) vient de publier son rapport annuel de statistiques sur la violence armée au Nord-KIvu (RDC). Se basant sur un réseau d'activistes répartis dans toute la province, l'ACPD a recensé notamment 1.603 meurtres par armes à feu durant l'année 2015 au Nord-Kivu, commis en majorité dans le territoire de Beni. En outre, les armes auraient blessé 776 personnes, tandis que 544 kidnappings et 74 viols auraien été commis. Les violences armées auraient été l'oeuvre de 4.394 auteurs, tandis que 555 personnes auraient commis des violences sans l'aide d'armes à feu. Par rapport à 2014, les violences au Nord-Kivu sont globalement en augmentation.
Important vol avec effraction au CADERCO à Goma

Le 16 janvier, journée fériée en commémoration de la mort de Laurent-Désiré Kabila, trois hommes armés, arrivés à moto, ont forcé, en plein jour, les portes du siège du Centre d’appui pour le développement rural et communautaire (CADERCO), dans le quartier Himbi à Goma. En l'absence de tout membre du personnel, ils y ont dérobé, notamment, du matériel informatique pour une valeur de plusieurs milliers de dollars, de l’équipement de communication Motorola, et une moto. En outre, durant leur visite, ils ont commis de nombreuses déprédations dans les locaux. 
Les pertes enregistrées par le CADERCO ne sont pas que matérielles, car l’équipement électronique volé contenait de nombreux dossiers au cœur de l’activité et des projets de l’association. La direction du CADERCO, qui a publié un communiqué à ce sujet, a déposé plainte auprès des services concernés et l’enquête est en cours.
Touchant cette fois-ci un membre actif du RAFAL, cet incident est un cas parmi d’autres illustrant la grande insécurité qui continue à régner à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Cette insécurité et la violence armée à laquelle elle est intimement liée sont encore plus aigües dans le reste de la province, en proie à l’activisme meurtrier de nombreux groupes armés. 
Photo : un aperçu des dégâts commis au siège du CADERCO

NOUVELLES ET DÉBATS

Un nouveau site sur la paix et la sécurité en Afrique

La journaliste et consultante ivoirienne, Michèle Pépé, a lancé un nouveau site consacré aux questions de paix et de sécurité, comme la prolifération des armes légères et de petit calibre et les conflits en Afrique de l’Ouest. Ancienne dirigeante du RASALAO-CI, membre du RAFAL, Michèle est actuellement présidente du Réseau ivoirien des journalistes pour la paix et la sécurité. Pour toutes les personnes s’intéressant aux activités de l’Union africaine et de la CEDEAO dans ces domaines, ainsi qu’aux conflits communautaires et au terrorisme en Côte d’Ivoire, ce site est une mine d’informations indispensable.
Côte d’Ivoire : levée de l’embargo sur les armes

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé à l’unanimité, ce 28 avril, de lever l’embargo sur les armes infligé, en 2004, à la Côte d’Ivoire. Diverses sanctions frappant Laurent Gbagbo, l’ancien président actuellement jugé par la Cour pénale internationale, et ses proches, ont également été levées. Le mandat de la force de l’ONU, l’ONUCI, déployée dans le pays – 6.900 militaires et policiers – a été prolongé pour une dernière année.
L’embargo sur les armes avait déjà été allégé en 2014, alors que la Côte d’Ivoire revenait à un semblant de normalité, à la suite de la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara, soutenu par l’ONUCI et des troupes françaises. Cependant, le problème de la prolifération incontrôlée d’armes persiste dans le pays : un Groupe d’experts de la même ONU a affirmé, dans un rapport publié début avril, que Guillaume Soro, actuel président du parlement ivoirien, avait massivement violé l’embargo pendant la guerre civile en acquérant du Burkina Faso des centaines de tonnes d’armes dont une grande partie demeure sous le contrôle de ses partisans dans l’armée. 
Sur les violations de l'embargo ivoirien, voir le Rapport du GRIP n° 2013/1, Côte d’Ivoire et Mali, au cœur des trafics d’armes en Afrique de l’Ouest, par Georges Berghezan
ONU/RDC : un rapport explosif !

Le nouveau rapport du Groupe d’experts de l’ONU consacré à la République démocratique du Congo n’est pas encore publié, mais fait déjà couler beaucoup d’encre. En effet, ses révélations incriminent gravement l’armée congolaise ou, du moins, certains de ses plus hauts responsables.
Selon une copie du rapport parvenue à la presse internationale, des éléments des Forces armées de RDC (FARDC) soutiendraient, notamment en munitions et en renseignement, le groupe armé des Allied Democratic Forces (ADF), qui a tué au moins 550 civils depuis la fin 2014 dans la région de Beni (nord du Nord-Kivu). Le général Muhindo Akili Mundos, qui dirigeait l’opération Sokola de lutte contre les ADF, aurait lui-même incité des individus à commettre certains de ces massacres. D’autre part, si les soupçons se dirigent vers les ADF pour toutes les tueries commises dans cette région, les experts de l’ONU pointent aussi du doigt un mystérieux groupe armé composé de rwandophones arrivés récemment d’Ouganda.
Un peu plus au sud, le Groupe d’experts s’inquiète des tensions croissantes entre communautés nande et hutu. Elles seraient partiellement dues à la persistance des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont certains membres ont participé au génocide rwandais. D’après le Groupe, les FDLR seraient toujours actives, bien que sérieusement affaiblies, et ne compteraient qu’environ 1.500 combattants répartis dans les deux provinces du Kivu.
Par ailleurs, se basant sur des témoignages d’officiers des FARDC et des observations de terrain, le Groupe affirme que la RDC a importé et équipé sa police et son armée de pistolets provenant de Corée du Nord. En outre, 30 instructeurs nord-coréens formeraient des unités spéciales des FARDC au Congo. Ceci est problématique dans la mesure où la Corée du Nord est sous embargo de l'ONU, ce qui lui interdit d’importer ou d’exporter des armes et de déployer du personnel militaire à l’étranger. En plus, en vertu de l’embargo sur les armes concernant la RDC, les pays exportateurs sont tenus de notifier leurs livraisons au Conseil de sécurité de l’ONU, ce que n'a bien entendu pas fait Pyongyang.
Enfin, les experts affirment que le Rwanda, et particulièrement ses forces armées, est impliqué dans le recrutement et la formation militaire de jeunes Burundais ayant trouvé refuge sur son sol. Après leur instruction, ils recevraient de faux papiers congolais et seraient intégrés dans des groupes armés combattant les forces gouvernementales burundaises à partir de régions frontalières de RDC. Ce soutien se serait poursuivi au début de 2016, en contradiction avec les affirmations de responsables occidentaux selon lesquels il aurait cessé à la fin de l'année précédente.
Notons que ces allégations ont été démenties, à la fois par le général Mundos et par les gouvernements congolais et rwandais.
 
Sources : 
Exclusive: Rwanda aids Burundi rebels, North Korea arms Congo - U.N. experts (Reuters)
Grands Lacs : ce que contient le rapport du groupe d’experts sur la RD Congo (Jeune Afrique)
Photo : Un blindé de la force de l'ONU (MONUSCO) près de Beni (© ONU)
Des Casques bleus chinois
victimes d'armes chinoises au Soudan du Sud ?


Alors que la gerre civile y faisait déjà rage, le Soudan du Sud a reçu, en juillet 2014, pour plus de 20 millions de dollars d’armes légères, ainsi que des hélicoptères d’attaque, de Norinco, la principale société exportatrice d’armement en Chine. Bien qu’aucun embargo sur les armes n’ait été imposé par l’ONU au Soudan du Sud, nombreux sont ceux qui se sont indignés de ces livraisons. Pour se défendre, Norinco affirme que le contrat a été conclu avec le gouvernement de Juba avant la guerre et assure que plus aucune vente n’a eu lieu depuis. D’autres pays n’ont pas eu plus de scrupules que la Chine, notamment l’Ukraine qui a vendu des hélicoptères et des mitrailleuses et l’Ouganda qui a réexporté des fusils d’assaut achetés en Israël. Quant aux rebelles, ils seraient armés par le gouvernement soudanais.
Mais ce qui rend les ventes d’armes de Norinco encore plus problématiques est le rôle de médiateur qu’entend jouer la Chine dans le conflit sud-soudanais et le déploiement de 700 Casques bleus au sein de la mission MINUSS comptant un total de près de 15.000 hommes. Les diverses factions qui s’y affrontent ont tué, outre des dizaines de milliers de civils, une quarantaine de membres de cette mission ; certains d’entre eux l’ont peut-être été par des armes de Norinco.
Parmi les autres acheteurs africains d’armes chinoises, citons le Zimbabwe, le Tchad, la Centrafrique, la RDC, la Namibie, le Nigeria, la Tanzanie et la Zambie. Enfin, signalons que le Soudan du Sud n’est, malgré sa situation humanitaire catastrophique, soumis à aucun embargo sur les armes, ni de la part des Nations Unies, ni de l’Union africaine.
 
Sources : 
La Chine ferme les yeux sur ses ventes d’armes en Afrique, Chinafrica.info
Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, ONU
L’urgence d’un embargo total sur les armes au Soudan du Sud, Amnesty International
Les embargos sur les armes, GRIP
 

ACTUALITÉS DES ARMES LÉGÈRES ET DE PETIT CALIBRE (ALPC)

Abidjan :
les ALPC au cœur de deux réunions régionales


La métropole ivoirienne a connu, au cours du mois d’avril, deux importantes réunions sous-régionales consacrées à la problématique des armes légères et de petit calibre (ALPC). 
La première, du 18 au 21 avril, a consisté en une Conférence régionale des Commissions nationales de lutte contre les ALPC (ComNat-ALPC) des 15 pays membres de la CEDEAO.  Il s’est agi essentiellement, pour ces représentants d’institutions interministérielles, de partager leurs « bonnes pratiques » en matière de lutte contre la prolifération d’ALPC. Les participants à cette conférence, co-organisée par le ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et la Comnat-ALPC de Côte d’Ivoire, ont affirmé leur volonté de travailler en meilleure coordination, voire en synergie.
La seconde réunion, qui s’est tenue le 22 avril, a regroupé des acteurs de la société civile, en l’occurrence des représentants du Réseau d’Action Sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest (RASALAO) provenant de tout l’espace CEDAO. Cette réunion était également financée par le ministère allemand des Affaires étrangères à travers la GIZ. 
 
Sources : Abidjan.net, Fratmat.info, site de Michèle Pépé
 

PUBLICATIONS DE JANVIER À MAI 2016
Monitoring de la stabilité régionale
dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest
Octobre à décembre 2015


Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg. 
Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.
Crédit photo : Visite de la MINUSMA à Anefis, au Nord-Mali, dans le cadre du processus de paix (source : Nations unies/Marco Dormino)
Monitoring de la stabilité régionale
dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest
Janvier à mars 2016


Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg. Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.
Crédit photo : Manifestation "contre la peur" sur la plage de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire (source : Licence creative commons)
Contrôle des armes légères et de petit calibre
au Sénégal: pratiques et enjeux


En Afrique de l'Ouest, où l'on observe une persistance des groupes armés et un développement du terrorisme djihadiste, la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC) demeurent un enjeu sécuritaire majeur. Malgré le conflit de basse intensité en Casamance et la présence d'une criminalité armée dans certaines zones du pays, le Sénégal apparaît comme l'un des pays les moins affectés par la violence armée dans la sous-région. Outre la bonne gouvernance du Sénégal, limitant les motifs de confrontations armées, les différentes mesures en matière de contrôle des ALPC prises par ce pays peuvent aussi expliquer ce résultat. Cette note se penche sur la problématique des ALPC au Sénégal et se propose d'analyser les initiatives et les mesures de contrôle dans ce domaine.
(Crédit photo: Oeil d'Afrique.com-Trafic d’armes: Le Sénégal traîne le pas pour sa ratification)
Le Centre du Mali: épicentre du djihadisme?

La multiplication d’épisodes violents dans le centre du Mali, depuis la moitié de l’année 2015, démontre à quel point la paix reste fragile dans ce pays. La signature des accords pour la paix et l’amorce d’un processus de réconciliation ont certes marqué une avancée pour le gouvernement, mais la stabilité demeure précaire dans les régions Centre et Nord. En l’absence de l’autorité étatique, des groupes hétéroclites, se réclamant d’un mouvement djihadiste dont ils ignorent même le nom, dictent leur loi et se vengent de leurs adversaires/ennemis dans le centre du Mali. Ainsi dans le Macina, des pasteurs transhumants, ne voulant plus se soumettre aux règles établies par leurs chefs traditionnels (dioros) cautionnées par l’administration pour l’exploitation des pâturages, se sont armés et ont décidé de ne plus payer de taxes pour avoir accès aux bourgous (plantes fourragères). Le djihad apparaît, ainsi, comme une simple option instrumentale en vue d’objectifs autres que la diffusion de la foi rigoriste.
(Photo: Participants au forum de Dewral Pulaaku au campement peul de Serma (Douentza). Crédit: B. Sangaré, octobre 2014)
La Maprobu:
défis d’un déploiement des forces de l’UA au Burundi


Le Burundi traverse une crise politique majeure depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de solliciter un troisième mandat début avril 2015. Selon l’ONU, au moins 400 personnes ont été tuées et 220 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins entre avril et décembre 2015. Dès le début de cette crise, l’Union africaine (UA) a exprimé sa détermination à assumer pleinement ses responsabilités, en tant que garante de l'Accord de paix et de réconciliation d'Arusha (2000), dont le but est de garantir la paix et la démocratie au Burundi. À plusieurs reprises, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a rappelé sa préoccupation face aux menaces sérieuses que la situation faisait peser sur la paix et la sécurité au Burundi, mais aussi pour les implications graves qu’elle pouvait avoir sur la région. À la suite de la recrudescence des violences en novembre et en décembre 215, le CPS avait voté le 17 décembre l’envoi d’une force de 5 000 hommes, sous le nom de Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (MAPROBU), dans le but de restaurer la stabilité et l’État de droit dans le pays. (Lire la suite)
 
Armes artisanales au Cameroun:
urgence d’une législation cohérente
pour encadrer des pratiques traditionnelles


Au Cameroun, les armes à feu artisanales sont principalement produites dans deux régions contiguës, l’Ouest et le Nord-Ouest. Après une brève présentation des caractéristiques de ces régions et des quelques connaissances disponibles sur ces armes dans le pays, nous examinons le cadre légal, à l’échelle nationale et locale, et mettons en exergue certaines de ses lacunes.

Ensuite, sont présentés les résultats de l’enquête de terrain réalisée par des collaborateurs locaux du GRIP. Il en ressort plusieurs tendances, concernant les principaux types d’armes en circulation, l’usage et les utilisateurs de ces armes, l’importance de la production et l’attitude des détenteurs et fabricants par rapport aux prescrits légaux.

Enfin, quelques recommandations sont adressées à l’intention des autorités camerounaises afin que, dans une nouvelle loi actuellement en préparation, le contrôle des armes artisanales tienne compte du contexte socio-culturel et s’effectue avec un maximum d’efficacité.

Crédit photo: Gaius Ngongang Tchamen - munitions dans le Noun, Cameroun
Katanga: le calme avant la tempête?

2016, année de tous les dangers en RDC ? C’est en effet en novembre que sont prévues des élections, notamment présidentielles, au sujet desquelles de grands doutes subsistent : d’abord sur leur tenue effective, ensuite sur la candidature du président Kabila.

Qu’elles aient lieu avec la participation de Joseph Kabila, malgré la Constitution qui interdit un troisième mandat consécutif, ou – scénario le plus probable – qu’elles soient reportées sine die, par exemple sous prétexte de difficultés budgétaires, des troubles graves sont prévisibles dans plusieurs régions du pays.

D’abord à Kinshasa, mégapole de plus de dix millions d’habitants et un des fiefs de l’opposition au kabilisme, où nul n’a oublié la sanglante répression des manifestations de janvier 2015, en réaction à l’intention du Parlement – finalement abandonnée sous la pression de la rue – de changer la Constitution pour autoriser ce troisième mandat.

Ensuite, au Kivu, en particulier à Goma et à Bukavu, où la popularité du président est en chute libre depuis plusieurs années, d’une part parce que la population ne profite nullement de la croissance économique du pays (8,9 % en 2014) et, d’autre part, parce qu’elle continue à payer le prix d’une profonde insécurité. Cette insécurité est particulièrement vive dans les campagnes du Nord-Kivu, en proie à des dizaines de groupes armés, congolais et étrangers, s’en prenant essentiellement aux civils.
(Crédit photo: Gaius Ngongang Tchamen - munitions dans le Noun, Cameroun)
Éradiquer Boko Haram:
acteurs multiples, résultat incertain


La présente Note – consacrée aux mesures prises pour combattre Boko Haram – constitue la suite de la Note d’Analyse publiée le 8 janvier 2016 consacrée à l’évolution de ce groupe pendant la période 2012-2015.
Pour des raisons de clarté, nous avons structuré ce second texte en trois parties : les mesures prises, au niveau national, par les quatre pays directement affectés par les attaques de Boko Haram, celles prises par ces États dans un cadre régional – essentiellement la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) – et l’assistance militaire fournie à ces pays par des grandes puissances, principalement la France et les États-Unis.
Crédit photo : Un instructeur français enseigne à des troupes nigériennes près de Diffa au Niger (source: Fintlock 2014/USAFRICOM)
Changement politique
et espace urbain en Afrique de l’Ouest


Depuis le début de la décennie en cours, l’Afrique de l’Ouest voit émerger en milieu urbain des modes de contestation sociale non inféodés aux systèmes partisans. Reposant sur des logiques de tensions générationnelles, ces mouvements ont été à la base d’alternances politiques au Burkina Faso et au Sénégal. Les motifs de cette contestation touchent principalement à la cherté de la vie, à l’amélioration des conditions de vie et aux enjeux de la gouvernance. Ces mouvements semblent en partie liés à un processus de sensibilisation politique ainsi qu’à une lente maturation associative urbaine. De plus, de très fortes inégalités sociales ou spatiales en milieu urbain entre, une élite mondialisée et une majorité paupérisée et « périphérisée » de la population, posent les germes d’un ressentiment antagonique. 
(Photo tirée du site leral.net)
L'homme qui répare les femmes:
le combat du Docteur Mukwege
(5e édition, revue et augmentée)


Paru en octobre 2012, le livre de Colette Braeckman en est désormais à son 5e tirage. La réédition se démarque par sa nouvelle couverture et l’ajout de deux chapitres inédits. Depuis la première parution, le médecin-chef de Panzi s’est retrouvé à deux reprises sur la « short list » des candidats au prix Nobel de la paix et en 2014. Le Parlement européen lui a décerné le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Son combat a été porté à l’écran par Thierry Michel et Colette Braeckman dans un documentaire couronné de récompenses dans les festivals internationaux.

Cette nouvelle édition peut être commandée via notre site (www.grip.org) ou via publications@grip.org.

 
Cette publication est réalisée dans le cadre des projets du GRIP sur les armes légères, la prévention des conflits et la construction de la paix en Afrique, avec le soutien du Ministère de la Communauté française de Belgique et du Ministère des Affaires étrangères du Luxembourg.

RAFAL – Chaussée de Louvain, 467
B - 1030 Bruxelles
Tél.: (32.2) 241.84.20
Fax: (32.2) 245.19.33
Courriel : m.luntumbue@grip.org
Internet : http://www.reseau-rafal.org
Ed. resp.: Luc Mampaey
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