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Newsletter juillet - août 2014
Brisons le silence sur les violences avec les femmes du monde arabe!
 
Si AWSA-Be souffle ses bougies, elle ne s’essouffle pas pour autant.  Après avoir fêté ses 8 ans aux sons de la chorale Zamâan AWSA, l’association poursuit ses actions avec un programme toujours aussi chargé. C’est donc avec un grand plaisir que nous sommes heureuses d’accueillir Mariem Sarsari dans l’équipe, qui a débuté en juin comme nouvelle chargée de projets, après avoir déjà tant donné de son temps comme bénévole. Nous comptons aussi sur l’aide précieuse des stagiaires comme Cristina Cacciagrano ou encore Marwa Mansouri, une étudiante tunisienne qui viendra début juillet effectuer un stage chez AWSA-Be, dans le cadre de l’échange DAWRAK de la Fondation Anna Lindh. Plus on est nombreux/ses, plus  on s'engage ensemble pour promouvoir les droits des femmes du monde arabe. Une équipe prête à lancer le programme de cet été !

Le mois de juillet démarre avec une formation gratuite ouverte à tout le monde pour apprendre à utiliser les outils pédagogiques d’AWSA-Be au huisvandeMens Brussel. La maison hébergera aussi  nos deux expositions photos pendant un mois, avec des visites spécifiques pour ouvrir le débat. « Femmes et révolutions du monde arabe, un regard alternatif Â» ou une belle occasion de (re)découvrir autrement les femmes originaires du monde arabe, avant ou après avoir traîné les pieds dans le sable à « Bruxelles les Bains Â», situé à deux pas de nos expositions. Et pour d’autres sorties culturelles liées aux femmes du monde arabe, nous avons d’ailleurs sélectionné aussi quelques événements à ne pas manquer, à consulter dans notre agenda bimestriel de l’AWSA Club ! Si vous ne faites pas encore partie du club, bienvenue à vous pour connaître les incontournables et les dernières sorties.
 
Le mois d’août sera marqué notamment par les ateliers d’initiation aux chants arabes, l’occasion aussi de se préparer ou de travailler sa voix avant la reprise des répétitions hebdomadaires de notre chorale en septembre. Pour la rentrée, AWSA-Be est fière de vous proposer aussi de nouveaux cours d’arabe : un cours pour adultes niveau débutant et un cours pour enfants de 6 à 12 ans, dans un cadre laïque, mixte et soucieux du genre.
 
Entre-temps, en tant qu’association d’éducation permanente féministe, nous continuons à réaliser également des outils pédagogiques et des animations spécifiques. Nous serons ravies de vous présenter notre nouveau catalogue d’outils très prochainement.
 
AWSA-Be participera aussi au Grand Bazar Culturel, semaine d’étude organisée par Vie Féminine, où la Présidente Noura Amer interviendra pour répondre à la question « Comment sommes-nous actrices de culture ? Â». Un objectif poursuivi aussi par cette newsletter qui vous propose, comme chaque fois, des lectures d’une écrivaine du monde arabe avec des exercices pédagogiques et des conseils pour susciter la réflexion auprès de vos publics…et pour que vous aussi, vous soyez acteur/actrice de la culture. Pour cette édition, nos choix s’orientent vers la saoudienne Rajaa Alem et son livre prégnant « Le collier de la Colombe Â» ainsi que des références en lien avec les violences liées à l'honneur. Face à une actualité barbare comme celle qu’a connu la jeune tunisienne Eya, brûlée vive par son père, nous dénonçons les crimes d'honneur et le silence. Nous souhaitons mettre en avant, dans cette newsletter, quelques femmes originaires du monde arabe qui s'attaquent avec audace aux violences et à ces sujets tabous. NON aux tabous et au silence ! NON aux violences faites aux femmes ! C'est reparti pour un été engagé avec AWSA-Be...
 
L’équipe d’AWSA-Be
 
 
"Femmes et révolutions du monde arabe... un regard alternatif", exposition combinée d'AWSA-Be!

AWSA-Be entame un été prometteur avec son exposition photo « Femmes et révolutions du monde arabe... un regard alternatif Â» au huisvandeMens Brussel! Cette exposition  est la fusion de deux concours photos lancés en 2009 et 2013 où AWSA-Be invitait les photographes du monde entier à s’exprimer autour de thèmes qui posent un regard différent sur les femmes originaires du monde arabe.  

C’est du 8 juillet au 8 août qu’une sélection des meilleures photos des deux concours sera exposée au huisvandeMens, situé sur le bord du canal de la Place Sainctelette à Bruxelles. Un bel hasard fait que notre exposition coïncide avec l’événement Bruxelles les Bains, occasion idéale pour inviter le grand public à porter un regard alternatif sur les femmes originaires du monde arabe. Durant toute la durée de l’exposition, les portes du huisvandeMens Brussel seront ouvertes du mardi au vendredi de 14h00 à 16h00. Une visite guidée et une animation autour de l’exposition seront prévues le 5 août !
 
Le concours en 2009 portait sur le thème du questionnement des stéréotypes existants sur les femmes originaires du monde arabe. En 2013, l’objectif était de montrer le rôle actif des femmes du monde arabe au sein des révolutions, d’inviter les photographes à réfléchir sur leur vision des femmes originaires du monde arabe, sur leur engagement et leurs besoins, et d’éviter qu’elles ne tombent dans l’oubli. Dans ces images, ces femmes sont actrices de leur vie et participent à la construction d’une société plus égalitaire et plus juste. Chez AWSA-Be, ce sont les participant-e-s qui montent les projets et qui, par leurs talents et leurs idées, contribuent à la réalisation d'actions pour les droits des femmes et à la construction d'une société interculturelle. Pour pousser à la réflexion, les photos sont accompagnées de commentaires ou titres rédigés en quatre langues (français, néerlandais, anglais, arabe) qui ont été proposés par les participantes au concours. L’exposition a circulé dans différents endroits clés en Belgique. Elle s’est accompagnée de rencontres thématiques, d’animations ou encore de visites guidées. AWSA-Be a par ailleurs réalisé parmi ses outils un jeu photo langage basé sur l’exposition photo afin d’approfondir le débat et de pousser au questionnement.
 
Il y a quelques mois, AWSA-Be a eu la possibilité de devenir partenaire du huisvandeMens Brussel, maison de libres penseurs rassemblant différentes associations dans un cadre laïque. Plusieurs rencontres ont porté leurs fruits et ont mené à une série d’activités et d’événements dans cette maison. A partir de septembre, AWSA-Be organisera les cours d’arabe pour débutants, avancés et enfants dans son nouveau local au 6ème étage. La bibliothèque Wallada sera dès lors consultable à la même adresse !
 
L’exposition photos aura lieu du 8 juillet au 8 août dans la Salle des Fêtes au huisvandeMens Brussel : Square Sainctelette 17, 1000 Bruxelles. Ouverture au public : du mardi au vendredi de 14h00 à 16h00.
 
Pour plus d’infos : awsabe@gmail.com

AWSA-Be accueille une stagiaire tunisienne dans le cadre de "DAWRAK-Echange"!
 
Suite à un nouvel appel de candidature au « Programme DAWRAK-Echange Â» de la Fondation Anna Lindh, AWSA-Be aura la chance d’accueillir une nouvelle stagiaire pendant l’été 2014. Marwa Mansouri accompagnera et soutiendra l’asbl pendant trois mois dans ses activités et la préparation de la nouvelle rentrée !
 
 Le « Programme DAWRAK-Echange Â» offre aux organisations de la société civile l’occasion de voyager vers un organisme équivalent dans un autre pays Euro-méditerranéen pour l’échange d’expériences, de connaissances et de l’apprentissage par la pratique au sein de cette organisation. DAWRAK vise les jeunes qui contribuent aux changements sociaux et culturels dans leur pays et facilite le partage à plusieurs niveaux entre les organisations de la société civile en région euro-méditerranéenne. Couvrant la plupart des coûts de transportation et d’accommodation pour les stagiaires, le programme permet à AWSA-Be de renforcer son équipe pendant une période de trois mois.
 
Marwa Mansouri, future nouvelle stagiaire, est actuellement étudiante en Master 1 de Droit international des affaires et parallèlement coordinatrice de projets à « Cultivons la Paix Â» à Tunis. Marwa souhaite développer de futurs projets de coopération pour soutenir la diversité, le dialogue et le développement dans la zone euro-méditerranéenne avec une approche interculturelle. Un parcours et engagement très dynamique au niveau du travail associatif nous rendent impatientes de recevoir cette jeune femme au sein de l’équipe d’AWSA-Be !
Bienvenue ! Marhba bik, Marwa !

Formation gratuite aux outils d'AWSA-Be!

Ce samedi 5 juillet, AWSA-Be vous propose une formation gratuite pour découvrir ses outils pédagogiques. 

Rendez-vous de 9h à 17h, au huisvandeMens, pour une journée d'échanges et d'animations autour de diverses thématiques développées dans nos outils: féminisme du monde arabe, droits des femmes, identités et stéréotypes, santé sexuelle et affective, etc.

Avec une approche positive et didactique, où chacun sera amené à se mettre dans la peau d'un animé, nous allons apprendre à utiliser certaines fiches pédagogiques de nos outils avec des références et des éclaircissements en lien avec le contenu et les spécificités du public, notamment originaire du monde arabe.

Nos  outils sont le résultat des missions et des actions que nous menons au sein d’AWSA-Be depuis sa création en 2006, sur le terrain. Afin de diffuser de manière plus élargie et parce qu’AWSA-Be ne peut répondre à toutes les demandes d’interventions externes, l’asbl a décidé depuis 2011 de créer des outils pour permettre à d’autres de s’approprier son expertise et de sentir plus à l'aise avec leur public. 

Nos outils sont à utiliser comme supports de réflexion. Pour favoriser l’expression des participant-e-s à l’animation, nous vous proposons aussi de vous appuyer sur les fiches d’activités et d’animation, les livrets pédagogiques, les références utiles, les apports théoriques, des jeux, des fiches d’évaluation et des conseils spécifiques et le matériel accompagnant les outils (CD/DVD, affiches, dessins, jeux photo-langage, cartes, etc.) Le tout est imprimé en couleurs sur du papier cartonné. Pour plus d'infos, consultez notre catalogue d'outils. Une nouvelle version du catalogue avec les dernières réalisations sera publiée dès septembre!

Inscription formation jusqu'au 03/07: awsabe@gmail.com ou 02.229.38.63                                            
Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, Direction générale de la Culture, Service de la Jeunesse et de l'Education Permanente.


Les crimes d'honneur ou... Les crimes d'horreur!

Avez-vous entendu parler de l’histoire d’Eya ces jours-ci ? Son histoire dramatique a choqué bon nombre de personnes sur les réseaux sociaux. Eya est une jeune fille tunisienne âgée de 13 ans brûlée vive par son père. Selon un article posté sur le site Huffington, les circonstances ne seraient pas établies. Ce qui semble ressortir, c’est que le père d’Eya aurait vu sa fille à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école s’adresser à un camarade de classe. Une marche blanche (femmes et hommes côte à côte) a été organisée le jeudi 19 juin pour marquer la révolte des Tunisiens face à ces crimes d’honneur, mais aussi pour lutter contre le silence des médias.

Par ailleurs, l’histoire de Sadia Sheikh a également marqué les esprits en 2007. Cette jeune fille a été assassinée à Charleroi par son frère parce qu’elle aurait refusé de se marier avec son cousin du Pakistan. Sadia voulait se marier avec un jeune Belge de son âge, ce qui semblait entrer en contradiction avec les codes culturels de sa famille. La justice a reconnu en 2011 que toute la famille était coupable de ce crime arrangé.
Ces deux faits-divers ont en commun qu’ils sont tous deux des crimes d’honneur la plupart du temps commis par un membre de la famille au nom de l’honneur de la famille et sont le résultat d’une décision concertée ou spontanée selon le cas.

Le membre de la famille qui est très souvent un homme va passer à l’acte au moment où sa sÅ“ur ou sa femme aura enfreint aux règles et aux codes définis par le système familial : rapports sexuels en dehors du mariage, refus d’avoir des rapports sexuels avec son mari etc. Face à la transgression de la règle, en vue de rétablir l’ordre et de préserver son honneur, la famille va tenter d’éliminer la souillure en s’en prenant à la jeune femme. Si le frère ou l’époux n’agit pas, il sera jugé comme faible, n’assumant pas ses responsabilités. La femme agressée est alors considérée comme la coupable.

Ces violences liées à l’honneur sont la plupart du temps inscrites dans une logique d’appartenance à une communauté, là où la femme et son corps sont la propriété de toute la famille. Cette pratique trouve son origine dans les us et coutumes enracinées dans des traditions patriarcales fortes qui ont survécus à travers les époques et les sociétés. Cette pratique qui continue d’exister dans plusieurs régions du monde est une violence faite aux femmes et ne dépend pas du degré de religiosité des personnes.
Nawal Saadawi nous rappelle dans son livre « le visage nu de la femme arabe Â» combien l'honneur constitue "l'une des valeurs clés de la société arabe", et la famille "la fondation de l'unité dans la communauté." "Si un membre fait une erreur, ou fait quelque chose de honteux, c'est considéré comme une disgrâce pour toute la famille." Dans ce cadre, une femme qui se comporte mal "ne viole pas seulement les traditions, mais apporte aussi la honte sur toute la famille. C'est là que se trouvent les racines de ces crimes."[1]

Toutes ces situations de souffrance et d’injustice à l’égard des femmes sont déjà des cas de trop. Alors comment mettre fin à ce fléau ? AWSA-Be, association de femmes qui milite pour la dignité et l’égalité des sexes tente de faire changer les mentalités pour réduire ces crimes qui touchent principalement les femmes d’ici ou d’ailleurs, à travers ses actions de sensibilisation et  d’information sur la question du libre choix du conjoint et des rapports égaux entre les hommes et les femmes. De plus, il est primordial de rompre le silence et de briser les tabous autour des crimes d’honneur. Il convient donc de dénoncer ces actes monstrueux afin que la justice dans les pays du monde arabe et ailleurs puisse prendre au sérieux cette problématique sociale.
 
[1] http://archive.indymedia.be/uploads/femmes_les.txt
 

L'Arabie saoudite à travers les yeux de Raja Alem

Raja Alem, née en Arabie Saoudite en 1970, lauréate de plusieurs prix, est la première femme à remporter, en 2011, le « Booker Prize Â», prix international du roman arabe, pour son roman  Le collier de la colombe. Elle est l’auteure de nombreux romans, plusieurs pièces de théâtre, d’une biographie, de nouvelles et d’ouvrages pour la jeunesse. La même année, en 2011, elle remporte un autre grand succès avec sa sÅ“ur Shadia : elle est envoyée à la Biennale des Arts de Venise en tant que représentante de son pays pour créer une installation baptisée « L’Arche Noire Â».

L’écriture  de Raja Alem a touché plusieurs genres littéraires, mais quelque soit le sujet nous recevons des images vives de scènes qu'elle imagine ou reprend de ses souvenirs. Souvent l’arrière plan de ses histoires est La Mecque, sa ville natale, un lieu qui conserve une grande signification spirituelle mondiale et qui a radicalement changé depuis son enfance. Il ne faut pas se surprendre si dans son dernier ouvrage, Le collier de la colombe, Raja aborde des sujets tabous tels que la sexualité ou la corruption à La Mecque.

A plusieurs occasions, l’auteure raconte son enfance et ses origines. Née d’une famille de Mutawif, juges spirituels de La Mecque, elle a grandi dans un endroit très conservateur. Elle reconnait que publier sous son vrai nom a fait un véritable scandale mais son père n'a jamais contesté ses droits, au contraire, en tant qu’homme de foi, il lui a transmis la passion pour la spiritualité et les voyages.  Par contre sa fantaisie et son amour pour les histoires ont été transmis par son grand-père Â« Le roi des roi Â», un magicien, qui lui a racontée des épopées pour nourrir son imagination. Actuellement Raja Alem vit Ã  Paris et elle n’a jamais publié en Arabie Saoudite, comme elle-même l’explique, pour éviter la censure et pour s’assurer d'une meilleur diffusion internationale. « Le cÅ“ur de l’édition arabe est à Beyrouth Â», c’est pour cela que depuis toujours elle a choisi une maison d’édition libanaise.

Son ouvrage, Le collier de la colombe, s’ouvre sur Aburrùs, une ruelle ancienne à La Mecque, où se trouve le cadavre d'une femme nue. Le visage est défiguré, il est impossible de l'identifier. Les résidents locaux sont secoués, ils craignent que la police fouille dans leur vie et divulgue les secrets jalousement gardés. Histoires de famille, amour interdit, intrigue de sociétés immobilières sans scrupule. Derrière une enquête menée par l'inspecteur Nasser, le lecteur est plongé dans le quotidien difficile de ces gens. Le roman se focalise sur l’histoire d’Aisha qui entretient une correspondance amoureuse avec un médecin allemand, et d’Azza, toutes deux disparues peu avant le meurtre. Toutes les histoires sont racontées dans les pages du journal de leur voisin Yusuf, un jeune historien obsédé par la taille du patrimoine artistique et religieux de la ville sainte de l'Islam. Entre ces pages, Nasser trouve des indices précieux : il découvre comment sa vieille ville est menacée par la corruption et comprend qu’elle subit l'affrontement entre les traditions anciennes et la modernité.

Un roman qui se déroule entre obsessions romantiques, évasions, poursuites et légendes. Raja Alem choisit La Mecque comme lieu de la narration pour pouvoir susciter au sein du lecteur une réaction sur le rapport tradition/modernité. L’auteure, fortement engagée sur la question des droits des femmes en Arabie Saoudite, entame, dans le roman, une discussion sur le rôle des femmes dans son pays.
Si on lui demande quelle est, selon elle, la plus grande conquête pour les femmes saoudiennes, elle répond :
« Un tournant décisif a été quand le roi Abdallah a augmenté le nombre de bourses d'études à l'étranger pour les filles. Bien sûr, entre les élèves seulement 40 sur 200 000 sont des filles, mais quand elles rentreront chez elles, il y aura une vague de changement. Â»

AWSA-Be souhaite aussi que cette vague de changement, sous la foulée des mots racontés par Raja Alem, puisse souffler sur l’avenir de ces femmes, dans un pays où les lois s’éloignent de la réalité et où le destin des femmes est encore trop lié aux désirs masculins.


Situations et droits des femmes en Arabie saoudite : testez vos connaissances! 

 
Dans le cadre du Women’s Film Festival organisé par la commune de Saint-Josse, l’association « Elles tournent Â» a projeté en plein cÅ“ur du parc Saint-François le film « Wadjda Â» réalisé par une femme saoudienne, Haifaa Al Mansour.
Le film « Wadjda Â» relate l’histoire d’une petite fille saoudienne pleine de joie de vivre qui désire à tout prix acheter un vélo et faire des balades comme son ami. La bicyclette représente dans ce film le symbole de la liberté, de la vitesse et de la découverte. Pour s’offrir ce vélo, Wadjda va participer à un concours coranique organisé par son école. Sa ténacité est l’expression même d’une revendication forte dans un pays où la femme ne peut rouler en vélo pour se déplacer dans son quotidien. Haifaa a su intégrer dans son film un message revendicateur des droits des femmes porteur d’espoir
La diffusion du film avait pour but de passer un moment convivial avec les habitants du quartier et les acteurs associatifs, mais aussi et surtout de sensibiliser le public aux droits des femmes saoudiennes. Pour ce faire, AWSA-Be a animé un stand pour informer et sensibiliser les enfants, les jeunes et les adultes à la condition des femmes saoudiennes : projection d’une présentation PowerPoint sur l’état des lieux des droits des femmes, activité photo avec message de soutien pour ces femmes, échange avec les passants etc.
Suite à cette animation, nous nous sommes rendu compte que les droits des femmes saoudiennes sont encore peu connus des hommes et des femmes. Nous avons alors eu l’idée de créer un petit quizz pour tester vos connaissances à ce sujet. 
  1. En Arabie Saoudite, la femme est considérée comme un sujet mineur. Qu’est-ce que cela signifie ?
  1. Que toutes les femmes de plus de 18 ans ont le droit de rouler en vélo.
  2. Que les femmes doivent toujours être accompagnées au cours de leur vie par un homme (frère, père, mari, oncle) dans plusieurs domaines de la vie.
  3. Que les femmes n‘ont pas le droit de vote.
  1. En Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas le droit :
  1. De conduire en voiture.
  2. D’avoir un ordinateur.
  3. De travailler.
  1. Qui est Mona Khazindar ?
  1. Une femme activiste de la campagne Women2drive.
  2. Une femme qui a été élue à la tête de l’Institut du monde arabe.
  3. Une femme qui a obtenu le droit de divorce et la garde de ses deux enfants.
  1. A partir de quelle année les femmes saoudiennes auront le droit de vote pour les élections municipales ?
  1. 2016
  2. 2017
  3. 2015
  1. Les femmes saoudiennes ont le droit de participer aux Jeux Olympiques.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. Quels sont les domaines de la vie où la femme saoudienne n’a pas besoin de l’accord ou de l’accompagnement de son tuteur ?
  1. Pour faire ses courses
  2. Pour voyager
  3. Pour entrer et sortir d’un hôpital public
  4. Pour travailler
  5. Pour étudier
  6. Pour rouler à vélo
  7. Pour déposer une plainte dans un commissariat de police
  1. Il est interdit à la femme saoudienne de travailler.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. Il est strictement interdit à la femme saoudienne de travailler dans des magasins de lingerie.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. L’âge minimum au mariage en Arabie Saoudite pour la femme est de :
  1. 16 ans
  2. 17 ans
  3. 15 ans
  1. Il est possible de marier une jeune fille en dessous de l’âge minimum légal sous certaines conditions.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. La femme saoudienne peut pratiquer du sport :
  1. Dans les écoles publiques
  2. Dans les écoles privées pour jeunes filles
  3. Dans une salle de sport pour femmes
  1. Actuellement, les femmes saoudiennes n’ont pas le droit de siéger au Majlis al-Choura.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. La femme a le droit de surfer sur internet :
  1. Seulement si elle surfe à la maison
  2. Seulement si son tuteur est présent
  3. Seulement pour des recherches utiles en lien avec les études et/ou le travail
  1. Il est illégal pour les femmes saoudiennes de conduire en voiture.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. Les autorités saoudiennes peuvent délivrer aux femmes un permis de conduire.
  1. Vrai
  2. Faux
  1. Depuis quand date la campagne women2drive (femmes activistes qui militent pour le droit de conduire) ?
  1. 2012
  2. 2011
  3. 2005
  1. Aucune loi ne protège la femme saoudienne des actes de violence dont elles seraient victimes.  
  1. Vrai
  2. Faux
  1. Quelles sont les disciplines qui ne se retrouvent pas dans le programme universitaire public pour femmes ?
  1. Médecine, ingénierie, informatique
  2. Ingénierie, sciences politiques, histoire
  3. Ingénierie, sciences politiques, architecture
  1. Laquelle de ces affirmations est en application en Arabie Saoudite ?
  1. En Arabie Saoudite, la femme est l’égale de l’homme.
  2. En Arabie Saoudite, la femme est complémentaire à l’homme.
  3. La convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) prédomine sur les normes de la loi musulmane.
  1. De quand date les premières manifestations des femmes saoudiennes pour le droit de conduire ?
  1. 2009
  2. 1990
  3. 2005

 

 
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Événements


Intervention d'AWSA-Be au Grand Bazar Culturel
3 juillet

Centre scolaire Asty - Moulin
Rue de la Pépinière,101 5002 Namur (Saint-Servais)

Pour plus d'infos: inscriptions@viefeminine.be

Intervention d'AWSA-Be à la formation "Ici ou ailleurs..."
3 juillet
ITECO
Pour plus d'infos: awsabe@gmail.com

Formation gratuite aux outils d'AWSA-Be 
5 juillet de 9h à 17h
huisvandeMens Brussel, 6ème étage
Square Sainctelette, 17 1000 Bruxelles
Inscriptions: awsabe@gmail.com


Vernissage de l'exposition photo "Femmes et révolutions du monde arabe... un regard alternatif"
8 juillet à 19h
huisvandeMens Brussel, Salle des Fêtes
Square Sainctelette 17, 1000 Bruxelles
Pour plus d'infos: awsabe@gmail.com

Atelier photo langage - visite guidée de l'expo photo
5 août à 14h
huisvandeMens Brussel, Salle des Fêtes
Square Sainctelette 17, 1000 Bruxelles
Pour plus d'infos: awsabe@gmail.com

Ateliers d'initiation aux chants arabes
août, date à déterminer
huisvandeMens Brussel, Salle des Fêtes
Square Sainctelette 17, 1000 Bruxelles
Pour plus d'infos: awsabe@gmail.com


 

AWSA-Be en images...




Participation d'AWSA-Be à Yalla Palestina


Stand d'AWSA-Be lors de la Semaine de la Dignité humaine





Animation d'AWSA-Be autour du film "Wadjda" au festival Elles sont partout





 Anniversaire et journée portes ouvertes d'AWSA-Be

La chorale Zamâan AWSA
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